Comprendre le bitcoin miner Trump n’est pas une farce, c’est un danger pour la paix mondiale. Retour de Washington : entre croissance et risques. Inutile de dire que les commentaires vont bon train.

Les thuriféraires du Bitcoin et les apôtres des monnaies parallèles s’en donnent à coeur joie. Bitcoin, il y a un an, l’avenir s’annonce radieux. Depuis deux ans nous nous sommes efforcé de tenter d’expliquer pourquoi le Bitcoin est une fraude. Je me sens rassuré dans cette affirmation par le Chairman et CEO de la plus grande banque américaine, Jamie Dimon, qui a dénoncé le mois dernier le caractère frauduleux de cette pseudo monnaie. A près de 100 milliards de dollars en circulation au prix actuel, les régulateurs complaisants qu’ont été les banques centrales et les autorités de marche commencent à se réveiller.

Tentons d’y voir un peu plus clair. 000 ou à 100 dollars ? Dans l’euphorie du moment, les promoteurs de cette évolution a 10. Trop vieux pour comprendre la technologie peut-être, mais pas pour reconnaître une fraude. Leurs arguments sont difficiles à soutenir. Tout d’abord, ils tentent de surfer la vague du populisme et de la méfiance face aux banques centrales, gouvernements et autres monnaies.

L’échec de la monnaie de paiement est assourdissant. L’argument de l’unité de compte est également fallacieux. On cherche en vain des produits dont le prix est affiché en bitcoins, et la prétention de voir cette fonction se développer a échoué. Ce sont les devises locales qui gardent ce rôle. Reste la monnaie de réserve. C’est là que se situe la fraude : faire croire que le Bitcoin aurait plus de valeur que le cout de production d’une pièce est un mensonge. Bonanza : chaque Bitcoin crée donne une valeur de 4.

Mais surtout il n’y a rien derrière le Bitcoin : ni une économie, ni des réserves de banque centrale, ni une entreprise qui aurait une valeur. Comme l’écrivait le Wall Street Journal, la volatilité meme du Bitcoin implique une valeur intrinsèque de zéro. La réaction des régulateurs est en route. La Chine a longtemps été considérée comme l’un des pays les plus actifs en Bitcoin : l’interdiction de vendre et acheter et meme de produire des Bitcoins le mois dernier fait suite à de nombreuses réactions des autorités monétaires. Après la définition absurde par la Federal Reserve du Bitcoin comme « devise alternative », la confusion s’était en effet installée et les banques centrales, toujours à l’écoute des marchés plutôt que d’assumer leurs responsabilités, ont refusé de prendre position. Le Japon a pris ses responsabilités et une règlementation restrictive est maintenant en application.